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L’habit, ou plutôt, la blouse fait-elle le moine ?

L’habit, ou plutôt, la blouse fait-elle le moine ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, si vous portez une blouse (que vous croyez être celle d’un médecin) votre capacité à vous concentrer va augmenter considérablement.

Si vous portez cette même blouse,  mais que vous croyez qu’elle appartient … à un peintre il n’y aura aucun changement au niveau de votre capacité à vous concentrer.

Voici donc les premières résultats d’une étude sur un nouveau phénomène : la science cognitive de l’habillement ou autrement dit: l’effet des habits que vous portez sur votre processus cognitif !

Le professeur Adam D. Galinsky de l’université de Northwestern, en charge de l’étude, nous explique qu’il ne suffit pas de voir la fameuse blouse mais qu’il faut la porter pour que son effet symbolique fasse son effet.

Ces trouvailles sont un pavé dans la mare de la recherche sur les sciences cognitives.

Il semble donc que l’on pense plus seulement avec notre tête,  mais aussi avec notre corps !

On connait depuis longtemps l’image que projette tel ou tel vêtement sur les autres.

Par exemple une femme qui s’habille de façon masculine à un entretien d’embauche aura plus de chances d’être embauchée. Un professeur qui s’habille de façon smart sera perçu comme plus intelligent par ses élèves.

Bien évidemment la question fondamentale est de savoir comment les vêtements que nous portons affectent notre psychologie.

Le professeur Galinsky a décidé d’aller plus loin et de réaliser trois expériences au cours desquelles la symbolique du vêtements est manipulée.

  • La première expérience met en scène 58 étudiants divisés en deux groupes. Le premier groupe porte une blouse de médecin et le second des vêtements décontractés. Il a  demandé aux deux groupes de trouver des incohérences dans un texte … Le premier groupe en a trouvé deux fois plus.
  • Dans la deuxième expérience, 74 étudiants ont été divisés en 3 groupes. Le premier groupe porte une blouse de médecin, le deuxième porte une blouse de peintre et le troisième doit simplement regarder une blouse de médecin. On leur demande ensuite  de regarder deux images similaires et de trouver les différences le plus rapidement possible.

Le premier groupe est celui qui en trouve le plus, le deuxième et le troisième arrivent ex-aequo.

  • La dernière expérience a pour but de confirmer ces résultats. Cette fois-ci , le troisième groupe doit regarder, pendant un certain temps,  une blouse de médecin posée sur le bureau devant eux.

On demande ensuite aux trois groupes d’écrire une rédaction sur les blouses.

Encore une fois le premier groupe démontre des qualités rédactionnelles bien supérieures.

« Il faut porter le vêtement, le voir sur soi et le sentir sur sa peau pour qu’il influence notre psychologie » nous dit le Professeur Galinski.

Pour continuer sur cette voie,  sa prochaine étude sera l’impact à long terme que peuvent avoir les vêtements de travail sur les individus.

En effet que se passe-t-il psychologiquement en vous lorsque vous portez pendant des années un uniforme de policier, une blouse d’infirmière ou une soutane ?

Pensez bien à votre tenue lors de votre prochain rendez-vous professionnel … mais évitez quand même la blouse !

Mobiliser ses équipes en période de crise

Mobiliser ses équipes en période de crise

«  Le pessimiste se plaint du vent, l’optimiste espère qu’il va changer, le réaliste ajuste ses voiles. »

– William Arthur Ward, écrivain, 1921-1994.

La première étape de ce processus de remobilisation est d’établir un constat

Baisse de la demande ou concurrence plus agressive, nombreuses sont les raisons qui empêchent les efforts d’être récompensés et la motivation d’être conservée.
Manager c’est aussi être capable de traverser avec ses équipes ces périodes creuses de façon réactive.
Cela ne s’obtient qu’en conservant la mobilisation de ses collaborateurs.
Voyons comment.

Les signes avant-coureurs

Une baisse d’activité n’est jamais sans conséquence sur le moral des troupes.
Quels sont donc les signes avant-coureurs de cette baisse de moral ?
  • L’augmentation de l’absentéisme et des retards
  • La multiplication des mails de réclamation
  • L’allongement des temps de pauses
  • L’allongement des coups de téléphones entre collègues,
  • La rétention d’information
  • La baisse de la convivialité
Autant d’avertissements que le manager doit traiter de façon réactive avant que le mal ne s’enracine.

Communiquer de manière transparente

Pourquoi ?

  • L’entreprise est naturellement propice aux rumeurs
  • Toute information importante conservée jalousement ressortira de façon déformée et inexacte.
  • Ce flou informatif en période de crise démobilisera vos équipes.

 Comment ?

  • Il faut adopter une communication transparente en commençant par le plus haut de la hiérarchie,
  • Communiquer de façon précise sur les chiffres (finances et prévisions)
  • Transmettre votre positivisme sans exagération.
Vos équipes vous seront reconnaissantes de cette franchise et mieux informées elles agiront dans le bon sens.
Attention :  ne communiquer que sur les décisions actées

Etre au côté de ses collaborateurs

Ecouter et témoigner de la reconnaissance sont,  avec une communication transparente,  les clés de votre réussite.

Pourquoi ?

  • La communication est générale mais chaque collaborateur a une vision personnelle de la situation.
  • La démotivation est aussi personnelle.

Quelles solutions ?

  •  Il faut obligatoirement consulter votre collaborateur individuellement en le faisant parler, en instaurant un climat de confiance, en le félicitant sur ses réalisations et en lui témoignant de la reconnaissance.
  • Votre collaborateur se sentira à l’aise et soutenu et un échange constructif sera possible.
De votre empathie dépendra votre capacité à résoudre la situation.
Attention Il ne faudra jamais porter de jugement lors des échanges sur le travail effectué par le collaborateur .

Partager les efforts

Élément incontournable de la motivation il ne faut pas oublier la rémunération. Point sensible en période de crise car les objectifs sont durs à atteindre et les
variables baissent, entrainant  une démobilisation. Soyez imaginatifs pour éviter le départ de vos meilleurs éléments et ainsi aggraver la baisse de vos revenus.

Les solutions ?

  • Abaisser provisoirement les critères de primes
  • Mettre en place des challenges récompensant l’atteinte d’autres objectifs
  • Améliorer le confort de travail de vos collaborateurs
  • Continuer à soutenir vos équipes afin de ne pas perdre leur confiance
  • Travailler la convivialité.
Attention :  Soyez exemplaire dans ce partage des efforts.

Rappel des éléments clés

→ Savoir analyser les signes avant-coureurs d’une démobilisation
→ Communiquer de façon transparente
→ Avoir une approche personnalisée
→ Partager les efforts
APPLE ou A-P-P-L-E ?

APPLE ou A-P-P-L-E ?

Au-delà d’être une marque que l’on ne présente plus ; APPLE serait-elle aussi une méthode de gestion d’un client en magasin ?

Apple est la chaîne de magasins la plus rentable des Etats-Unis, générant plusieurs milliers de dollars au mètre carré et accueillant plus de 20 000 visiteurs par semaine.

Ces chiffres font plus d’un envieux. Ils sont atteints grâce à la qualité des produits, à un marketing affuté mais aussi grâce à l’accueil du client en magasin et au recrutement des vendeurs.

Alors la méthode A-P-P-L-E comment ça marche ? C’est une approche client en 5 étapes :

  • A  pour « Approach ». Aborder le client de façon personnalisée et chaleureuse,
  • P pour « Probe ». Questionner le client poliment sur ses besoins,
  • P pour « Present ». Présenter au client un produit qu’il peut emporter immédiatement,
  • L pour « Listen ». Ecouter de nouveau pour s’assurer que les besoins ont tous été satisfaits,
  • E pour « End ». Terminer par un « au revoir » sincère et une invitation à revenir.

Comme je l’écris plus haut, le recrutement est très important puisque ce sont des personnalités qui sont recrutées plutôt que des compétences techniques. Ce leitmotiv que l’on peut entendre chez beaucoup de sociétés se révèle véridique chez Apple. Le recrutement des vendeurs doit refléter la diversité des clients. Il suffit de le vérifier en magasin !

L’expérience du client est le maître mot pour ces vendeurs qui ne sont pas commissionnés et non pénalisés s’ils passent une heure avec un client.

L’important n’est-il pas d’abord d’aimer ses clients ?